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Santé et bien-être
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Cet été, gare aux tiques !

Les randonneurs les redoutent mais la plupart d'entre nous n'y prêtent pas attention. Et pourtant, la présence de tiques dans notre environnement est un risque à prendre en considération.

Vectrices de deux maladies potentiellement graves pour l'être humain, il est important de savoir pourquoi et comment s'en protéger. On les trouve partout… Faisant partie de la famille des acariens, les tiques sont particulièrement actives du printemps à l'automne. Cachées essentiellement dans les zones boisées et humides, mais aussi dans les prairies (herbes hautes), les parcs et même nos jardins, les tiques colonisent de plus en plus d'espaces. On les trouve partout en France mais l'importance de leur présence, ainsi que le pourcentage de tiques infectées, varient d'une région à l'autre.

On les trouve partout… 

Faisant partie de la famille des acariens, les tiques sont particulièrement actives du printemps à l'automne. Cachées essentiellement dans les zones boisées et humides, mais aussi dans les prairies (herbes hautes), les parcs et même nos jardins, les tiques colonisent de plus en plus d'espaces. On les trouve partout en France mais l'importance de leur présence, ainsi que le pourcentage de tiques infectées, varient d'une région à l'autre.

D'après l'INRAE (Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement), la Bourgogne- Franche-Comté est la région où l'on enregistre le plus grand nombre de tiques porteuses d'agents pathogènes (43 %), suivie par l'Auvergne Rhône Alpes (37 %), le Grand Est (35 %) puis la Nouvelle Aquitaine (32 %).

Pourquoi peuvent-elles être dangereuses ? 

La tique est un parasite, elle survit donc en s'accrochant à la peau de son hôte (animaux comme humains) et en se nourrissant de son sang. C'est pour cela que l'on parle de morsure et non de piqûre de tique. Si l'acarien est contaminé au préalable par un animal sur lequel il a vécu, il est alors susceptible de transmettre deux maladies à l'être humain : 

  • la maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme) par transmission de la bactérie Borrelia burgdorferi ;
  • la méningo-encéphalite verno-estivale (aussi appelée encéphalite à tiques ou FSME) par transmission virale. 

La maladie de Lyme ne peut survenir qu'après une morsure de tique infectée par la bactérie Borrelia. Elle ne se transmet pas après un simple contact avec un animal ou bien avec une personne elle-même déjà infectée.

Quels sont les symptômes des maladies transmises par les tiques ? 

Les premiers symptômes de la maladie de Lyme apparaissent dans les 30 jours suivants la morsure. Une plaque rouge (appelée érythème migrant) se développe et s'étend généralement autour du point de morsure (mais, vigilance, elle peut aussi apparaître parfois ailleurs sur le corps). Elle ne provoque ni démangeaison, ni fièvre. Son apparition nécessite une consultation rapide auprès de votre médecin traitant qui vous prescrira un traitement antibiotique indispensable pour lutter contre la maladie. L'érythème migrant disparaît alors au bout de une à quatre semaines. En cas d'absence de dépistage précoce, la maladie risque de se développer, provoquant des symptômes parfois handicapants, et devenir chronique. Attention, il n'existe pas d'immunité contre la maladie de Lyme ! Il vous faudra donc rester toujours prudents en période estivale, même après une première infection. 

La méningo-encéphalite verno-estivale est rare en France, mais fréquente en Europe de l'Est, en Chine et dans certaines parties du Japon. Les symptômes apparaissent 7 à 14 jours après la morsure et sont similaires à des symptômes pseudo-grippaux (maux de tête, fièvre, fatigue…). Ces symptômes disparaissent dans la plupart des cas au bout de quelques jours. Mais dans 5 à 15 % des cas, des symptômes apparentés à ceux d'une méningite apparaissent : raideur de la nuque, photophobie, vertiges… allant même dans les cas les plus graves à une paralysie des bras et des jambes voire des nerfs faciaux de manière chronique. Les patients sont généralement immunisés à la suite de la maladie. 

Comment réagir en cas de morsure de tique ? 

Il est important d'extraire la tique le plus vite possible. Car le risque de transmission de la maladie de Lyme notamment augmente avec le temps passé par la tique sur son hôte. 

En premier lieu, n'appliquez pas de produit sur la tique (ni ether, ni alcool, ni désinfectant…) au risque de la faire régurgiter et libérer ainsi la bactérie Borrelia si l'animal a été contaminé. 

Utilisez toujours un tire-tique (vendu en pharmacie, n'utilisez surtout pas une pince à épiler) adapté à la taille de l'acarien. Placez la tête de la tique entre les crochets du tire-tique et alternez mouvements circulaires et tractions perpendiculaires à la peau. Cela évitera d'arracher la tique et de laisser l'appareil buccal (vecteur de contamination) coincé dans la peau.

Une fois la tique retirée, désinfectez soigneusement la peau avec de l'alcool modifié ou un antiseptique. Surveillez ensuite votre peau et particulièrement chaque zone mordue pendant 30 jours. 

Quels gestes adopter pour s'en prémunir ?

Les précautions d'usage sont les suivantes :

  • porter lors des promenades en forêt des vêtements couvrants entièrement les bras et les jambes, en privilégiant des vêtements clairs pour mieux repérer les tiques ; 
  • rentrer votre pantalon dans vos chaussettes ;
  • utiliser un répulsif sur les parties de la peau non-couvertes ; 
  • privilégier les chemins balisés plutôt que les zones broussailleuses ; 
  • et surtout après chaque sortie vérifier méticuleusement sa peau, y compris dans les plis (sous les bras, derrière les oreilles, dans le nombril…). 

Si vous souhaitez en savoir plus sur les tiques et la maladie de Lyme, ou si vous vous interrogez après une récente morsure, n'hésitez pas à vous rapprocher de votre médecin traitant mais aussi des associations expertes de la thématique qui sauront vous renseigner.


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