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Sécurité routière
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Accident de la circulation : comment réagir ?

Dans notre vie d’automobiliste nous risquons tous d’être confrontés un jour ou l’autre à une situation d’accident, ou d’y être soit même impliqué. Sécuriser une zone, porter secours à une personne en péril… il n’est pas toujours facile de savoir quoi faire pour agir au mieux et au plus vite.

PROTÉGER

En présence d’un accident il convient d’éviter, avant toute chose, qu’il ne s’aggrave et qu’il n’entraîne un “sur-accident”. Pour cela, il faut tout d’abord garer son véhicule à un emplacement où il ne crée aucune gêne, ni pour l’arrivée des secours, ni pour les autres usagers. Il faut également couper le contact des véhicules accidentés. L’idéal est de débrancher la batterie. Malgré cela, il peut arriver que le véhicule prenne feu. Il faut alors combattre le feu à sa base à l’aide d’un extincteur ou, à défaut, d’une couverture, de sable ou de terre, pour étouffer les flammes. Utiliser de l’eau pour éteindre un feu d’origine électrique ou de carburant serait inefficace et n’aurait pour effet que de le propager.

Il faut ensuite baliser les lieux de l’accident, dans les deux directions, en utilisant des triangles de présignalisation. À défaut on peut utiliser les feux de détresse. Si possible, il faut placer sur chaque sens de circulation des personnes faisant signe de ralentir. La nuit, il faut utiliser les lampes de poche et éclairer les véhicules accidentés à l’aide des feux de route d’un autre véhicule, garé sur l’accotement, perpendiculairement à la route.

Bien sûr, en cas d’urgence absolue, ce qui est le cas notamment si le véhicule commence à s’enflammer et que les occupants sont encore à l’intérieur, il faudra sans tarder commencer à sortir les occupants du véhicule et apporter son aide aux victimes.

ALERTER

Il est nécessaire d’agir rapidement, la vie d’une personne peut en dépendre. Il faut, par conséquent, alerter les secours le plus rapidement possible, par téléphone si possible ou, sinon, grâce à un automobiliste de passage. Il existe 3 numéros d’urgence, correspondant chacun à 3 services : le 15 pour le SAMU, le 18 pour les pompiers, le 17 pour les forces de l’ordre. Ces trois services d’urgence sont interconnectés et travaillent en collaboration de sorte que, si vous appelez le 15 alors qu’en fait la présence des pompiers est nécessaire pour une désincarcération par exemple, votre message d’alerte sera transmis au service adapté. Les numéros d’urgence peuvent être appelés de votre domicile ou de n’importe quelle cabine publique. Sur autoroute et certaines routes à grande circulation, vous pouvez utiliser les bornes d’appel d’urgence oranges situées tous les 2 kilomètres en général. Le 15 et le 18 fonctionnent sur la plupart des réseaux de téléphone mobile. Sinon vous pouvez directement composer le 112 qui est le numéro d’appel unique des services de secours utilisé dans la plupart des pays européens. Il faut ensuite renseigner au mieux les services d’urgence.

Pour cela, il faudra d’abord commencer par s’identifier en donnant son nom et le numéro de téléphone d’où on appelle, puis expliquer où l’on se trouve et comment accéder à l’accident. Il faudra ensuite donner la nature de l’accident c’est-à-dire décrire précisément ce qui s’est passé. Enfin, précisez le nombre et l’état apparent des victimes ainsi que les risques persistants (risque d’incendie, d’effondrement, d’explosion…). Ne raccrochez jamais en premier, attendez que le service d’urgence vous y invite.

SECOURIR

Il ne faut jamais déplacer un blessé, ou essayer de le sortir du véhicule sauf s’il y a un danger pour la victime (incendie, éboulement, noyade…). Dans ce cas, il ne faut pas tirer le blessé par les membres pour éviter toute torsion de la colonne vertébrale. Il faut ensuite placer le blessé en position latérale de sécurité (PLS) c’est-à-dire couché sur le côté, le genou supérieur plié pour qu’il ne roule pas, la tête calée et la bouche tournée vers le sol pour faciliter les rejets. Il ne faut jamais donner à boire à un blessé et ne pas ôter le casque d’un cyclomotoriste.

Par contre, n’hésitez pas à réconforter le blessé avec des paroles rassurantes. Couvrez-le avec un vêtement ou une couverture, desserrez ses vêtements. Si la victime ne respire plus et si vous savez le faire, pratiquez le bouche-à-bouche. Si le blessé saigne abondamment, compressez la plaie avec un linge.

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