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Mini JCW : Irrésistiblement sportive

C’est la Mini de série la plus sportive de toute. Depuis la 1re génération, Mini propose des versions John Cooper Works. Une Mini plus radicale dans son approche, mais est-ce vraiment utile et agréable au quotidien ?

John Cooper était un ingénieur britannique qui, dans les années 50, a brillé en Formule 1 avec la toute première monoplace à moteur implanté en position centrale arrière. À son volant, des icônes du pilotage comme Stirling Moss ou encore Jack Brabham. Dans les années 60, il se penche sur une voiture beaucoup plus abordable, récemment arrivée sur le marché : la Mini. Cette mini urbaine, plus connue sous le nom de Mini Cooper, va remporter 40 rallyes en 8 ans seulement dont plusieurs fois celui de Monte-Carlo. Peu après sa mort en 2000, BMW lance la Mini et dispose des droits d’utilisation de son nom pour les versions sportives. En 2002 sort donc la Mini Cooper S (made in BMW) puis en 2004 la premier Mini John Cooper Works. À cette période, la Mini Cooper S est suffisamment radicale pour offrir ce qu’il faut de sensations et de sportivité alors que la JCW est presque trop brutale pour rouler au quotidien sans vivre dans un véritable shaker.
Mais au fil des générations, la Mini Cooper s’est embourgeoisée au point que la dernière en date, arrivée il y a 1 an, est presque devenue aseptisée et sans saveur, notamment pour les puristes.

CHARME AVANT TOUT

De l’extérieur, il faut le reconnaître, Mini n’a pas trop chargé cette nouvelle JCW. Du moins surtout si on la compare à la Mini Cooper S. Seuls quelques éléments distinctifs permettent de la rendre plus radicale. C’est le cas de la jupe avant, des jantes spécifiques et de la partie arrière composée notamment d’un aileron assez imposant mais qui a son utilité. À bord, le charme agit autant qu’à l’extérieur. Et même si on peut globalement reprocher quelques éléments un brin “Playmobil” quant à leur aspect et un éclairage de gros compteur central dont le côté multicolore fait plus référence à une ambiance “casino à Vegas”, qu’à une élégante urbaine anglaise, cette Mini a au moins l’intérêt de présenter l’intérieur le plus original du monde. Dans le détail, on trouve des sièges semi-baquet plus enve¬loppants ce qui rompt avec le côté cosy d’une Copper S ou une Cooper tout court. À l’arrière, pas de surprise pour les grands, le volume reste compté même si celui du coffre, par rapport aux précédentes Mini, a un peu progressé.

ÇA POUSSE !

Le moteur utilisé par cette JCW est le même bloc 4 cylindres 2,0 litres biturbo présent dans la Cooper S. Sauf qu’il est passé de 192 à 231 ch. Même si la différence de puissance n’est pas foudroyante sur le papier, on se rend très vite compte que le côté sportif de cette Mini a largement été relevé. Associé à une boîte automatique à 6 rapports, notre Mini permet d’être à 100 km/h en 6,1 secondes seulement, on se prend de vrais coups de pied au derrière. Ce qui surprend le plus, c’est la motricité du train avant. Aujourd’hui, seule l’Audi S1 assure la même puissance sur cette catégorie de véhicules sauf qu’elle repose sur 4 roues motrices alors que notre Mini JCW est une simple traction. On garde malgré cela un très bon pouvoir directionnel ce qui permet de placer la voiture avec une grande précision. Seul le train arrière se révèle assez joueur au freinage, permettant d’inscrire la voiture plus facilement.

PLUS POLYVALENTE

Mais ce qu’il faut aussi retenir de cette nouvelle génération de JCW, c’est son système de gestion dynamique de la conduite. À l’instar de la plupart des BMW, cette Mini propose 3 modes (Green, Mid, Sport) agissant aussi bien sur la direction, l’accélération, la gestion moteur, la sonorité de l’échappement, la boîte automatique et même la suspension. Concrètement, le mode Green permet de faire économiser 20 % de carburant par rapport à la Mini John Cooper Works précédente (seulement 150 euros de malus pour 231 ch, c’est assez rare !), le mode Mid correspond au mode confort avec une suspension moins ferme et une direction plus facile et le mode sport libère totalement la voiture. De quoi obtenir plusieurs facettes et surtout bénéficier enfin d’une sportive plus “souple” au quotidien.
Même si son tarif reste assez élitiste, il est extrêmement proche de l’Audi S1. Et s’il est fort probable que l’Audi puisse aisément gagner un match face à cette Mini, il reste justement à la Mini ce look irrésistible qui fait son succès depuis bientôt 15 ans et 3 générations.

GALERIE

FICHE TECHNIQUE

Modèle John Cooper Works BVA
Longueur 3,87 m
Largeur 1,73 m
Hauteur 1,41 m
Coffre 246 litres
Moteur 4 cyl. 2.0 litres bi-turbo essence de 231 ch à 5 200 tr/mn
Couple maxi. 320 Nm à 1 250 tr/mn
Conso moy. 5,7 l/100km
Emission en CO2 133 g/km
0 à 100 km/h 6,1 s
Vitesse maxi. 246 km/h (sur circuit)
Prix 33 895 €
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