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Le Conseil National de la Sécurité Routière travaille

Alcool, vitesse mais aussi formation, boîte noire, visibilité des deux-roues motorisés, les pistes sont nombreuses…

Le 15 avril dernier s'est tenue une nouvelle réunion plénière du Conseil National de la Sécurité Routière, présidée par le Député Armand Jung en présence du Délégué Interministériel à la Sécurité Routière, Frédéric Pechenard. Nous y étions.

Le travail de cette instance a été assez peu repris par la presse éclipsé par la publication, le même jour, du patrimoine des membres du Gouvernement. Il faut dire aussi qu'il n'y avait pas (encore ?) d'annonces.

Successivement quatre groupes de travail ainsi que le Comité des Experts ont résumé l'avancement de leurs travaux. L'objectif est d'avoir des recommandations prêtes à soumettre pour décision au Comité Interministériel, donc aux politiques, incluant notamment des mesures fortes si les statistiques de la sécurité routière - qui étaient particulièrement bonnes le mois dernier - venaient à se dégrader à nouveau avec l'arrivée des beaux jours.

La lutte contre la consommation excessive d'alcool : une grande cause nationale
Ce serait le souhait de la Commission “Alcool Stupéfiants Vitesse” qui souhaiterait que les règles, probablement suffisantes, soient mieux respectées, ce qui passe à la fois par la formation, l'utilisation d'éthylotests et un processus de contrôle/sanction plus efficace. Le développement des éthylomètres anti-démarrage pourrait faire l'objet de recommandations.

Faut-il encore réduire certaines vitesses ?
Mieux faire respecter les vitesses autorisées ou en réduire encore certaines notamment sur de petites routes départementales ? Le débat sur ce sujet ne fait que commencer sur fond d'évolution technique car, un jour, des limiteurs automatisés de vitesse pourront se caler sur la cartographie embarquée des vitesses autorisées.

Téléphoner en voiture avec des oreillettes, des kits mains libres perfectionnés ou plus du tout ?
Le groupe travaillant sur les outils technologiques, tout en constatant le risque inhérent aux conversations téléphoniques en voiture quelles qu'en soient les modalités, proposerait volontiers d'en limiter l'usage à des systèmes mains libres perfectionnés avertissant l'appelant que son correspondant est en situation de conduite.

Voilà quelques-uns des sujets évoqués.

Mais il a également été question de boîtes noires (qu'il faudrait rebaptiser pour les rendre moins inquiétantes), de la taille des plaques d'immatriculation des deux-roues motorisés ainsi que de la façon de rendre les motards plus visibles des autres usagers, du développement de la conduite accompagnée, de la formation des jeunes conducteurs ou encore de la détection de l'usage des stupéfiants.

Comme l'a rappelé le Comité d'Experts, au kilomètre parcouru, le conducteur, aujourd'hui, court 14 fois moins de risques qu'en 1960. Cela n'est pas une raison pour relâcher l'effort si de 3 645 décès sur la route, en 2012, on veut passer à un maximum de 2 000 en 2020 tout en réduisant, dans la même proportion, le nombre de blessés graves et handicapés.
La mobilisation continue.