Rapport sur la politique sécurité routière : les propositions de l'Automobile Club Association (ACA)

Un rapport d'audit de la politique sécurité routière dénonce un système dispersé entre de trop nombreux acteurs et l'absence de collaboration entre ministères.
Un constat sans surprise pour l'ACA.

Pour l'ACA, la "volonté politique" que le rapport considère comme insuffisante, doit reposer sur deux objectifs prioritaires:

- Une démarche "qualité" de la chaîne contrôle-sanction

La répression routière de plus en plus « automatisée », suppose impérativement, pour être fiable, l'interconnexion des services de l'Etat, qui doit encore s'améliorer.

"Tous les jours des usagers de la route se trouvent démunis face un système complexe et cloisonné entre différents services, notamment en cas de contestation, avec à la clé des dysfonctionnements comme des majorations injustifiées. Comment attendre un changement de comportement durable des automobilistes quand le système répressif leur apparaît comme une « grosse machine » face à laquelle se faire entendre relève du parcours du combattant ? " dénonce Didier Bollecker, Président de l'Automobile Club Association.

- L’instauration d’une formation continue des conducteurs, à l'instar de l'Autriche où les formations post-permis ont permis de réduire d'un tiers la mortalité des jeunes conducteurs, en quelques années seulement.

"Le 'tout' répressif n’est pas la clé universelle de la sécurité routière. La formation continue des conducteurs a fait ses preuves chez certains de nos voisins européens ! Inspirons nous en pour une politique de sécurité routière durable portée par l'ensemble des acteurs de notre gouvernement " conclut Didier Bollecker.