Radars, 10 ans après : « Et maintenant on fait quoi ? » (se) demande l'Automobile Club Association

Le premier radar fêtera ses 10 ans ce dimanche. Aujourd’hui, les radars automatiques font partie intégrante du quotidien. 10 ans après leur introduction en France, l’Automobile Club Association, principale organisation française de défense des automobilistes, dresse un bilan de la sécurité sur les routes françaises.
 
L’association tient d’abord à rappeler que l’amélioration constatée en France - comme d’ailleurs elle peut être constatée dans la plupart des pays européens - ne saurait être imputée à la seule répression mais doit également être attribuée à l’amélioration des infrastructures, des véhicules et à la formation des conducteurs.
 
Si l’ACA estime qu’aujourd’hui, la présence des radars est massive et diversifiée, la promesse de 2003 de publier l’ensemble des emplacements pour ne pas piéger les automobilistes semble oubliée. Rappelons que sur les autoroutes, une cabine fixe est installée tous les 40 km. Sur route départementale, là où ont lieu 2/3 des accidents mortels, tous les 400 km seulement. L’administration est engorgée avec une véritable difficulté à traiter les contestations.
 
Lors du dernier bilan publié en 2012, 12 millions de points avaient été retirés en 1 an tandis que 5 millions étaient restitués dans l’année même de l’infraction (petits excès de vitesse).
 
Selon L’ACA, aujourd’hui, il est temps :
- d’une part, de changer les règles en ne retirant plus de points pour de faibles excès de vitesse (5 km/h en ville, 10 km/h à l’extérieur),
 
- d’autre part, d’affecter des moyens importants aux actions qui vont permettre de diviser à nouveau par 2 le nombre de morts sur les routes et qui ne peuvent pas se limiter à la répression.
 
« La feuille de route est claire ! La prochaine décennie ne peut pas être celle du ‘tout radar’ ! Il faut lutter contre l’alcool au volant [1 contrôle d’alcoolémie par conducteur a lieu tous les 5 ans en moyenne], renforcer l’audit des infrastructures routières pour supprimer ou protéger les obstacles latéraux et mettre en place partout la juste vitesse, tout en développant la formation des jeunes conducteurs pour lutter efficacement contre le fléau en croissance qu’est l’utilisation des Smartphones au volant. »
déclare Didier Bollecker, Président de l’Automobile Club Association.