Budget ACA de l'Automobiliste © : 2011, année de l'hyper-carburant !

L’Automobile Club Association (ACA) publie les résultats du « Budget ACA de l’Automobiliste © ». Photographie objective des dépenses annuelles moyennes de l’automobiliste français « type » au cours de l’année précédente, cette étude a pour objectif d’observer l’évolution des comportements commerciaux et financiers des principaux « partenaires » de l’automobiliste (constructeurs, réparateurs, établissements de crédit, assureurs, pétroliers, percepteurs de taxes, etc.).

Afin de connaître l’évolution des coûts des différents postes du budget à modèle égal, d’une année sur l’autre, l’ACA a comparé une Renault Clio III essence et une Peugeot 308 HDI, neuves de 2011, à leurs modèles correspondants de 2010.

Pour la seconde année consécutive, le prix des carburants a connu une augmentation à deux chiffres : 11,4 % en essence et 16,5 % en gazole en 2011 (après 11,5 % et 14,6 % en 2010). NB : En deux ans, le SP95 a augmenté de près d'un quart (24 %), et le gazole de plus d'un tiers (35 %), alors que l'inflation cumulée était de 4 %.

Dans ce contexte, l’automobiliste qui roule à l'essence a parcouru cette année 9022 km (en retrait de 54 km par rapport à 2010) dans une Clio III de 6 CV. Son budget global atteint 5976 €, en progression de 4 %, soit près de deux fois l'inflation. De son côté, l’automobiliste roulant au diesel a effectué un parcours de 15476 km (en retrait de 172 km) avec sa 308 de 5 CV. Son budget annuel, en hausse de 2,5 %, s’élève à 7 654 €.

En région :
Les automobilistes de Corse et du Poitou-Charentes sont les seuls dont les Régions ont renoncé à leur part de TICPE. Les autres Régions ont ajouté le maximum autorisé, à savoir 1,77 € par hectolitre, au prix des carburants.


Ainsi, pour la Clio de 6 CV, les Corses ont payé 162 € et les Picards 174 € ; avec 307 € les Provençaux ont dépassé les Parisiens (277 €). En matière d'entretien, les tarifs horaires de main-d’œuvre n'ont augmenté que de 2,5 % en Région Parisienne, mais c'est dans le Nord-Pas de Calais qu’ils ont progressé de 5 %.
La Lorraine garde la première place avec le budget le plus économe. L'Ile de France, très chère, frise les 6 000 €, mais ce sont le Languedoc, Rhône-Alpes et la Provence-Côte d'Azur qui la dépassent, en raison de leurs kilométrages plus élevés et de leurs divers tarifs plus élevés.

Didier BOLLECKER, Président de l’Automobile Club Association, rappelle que « La hausse de 35 % en deux ans des prix du gazole pénalise prioritairement les ménages modestes, habitant les communes périphériques, les petites villes ou les zones rurales, et qui ont un besoin quotidien de l’automobile. Aucun produit, aucun usage n'est autant pénalisé que les déplacements motorisés, alors que la voiture demeure un instrument essentiel d’accès à l’emploi, l’outil essentiel de notre mobilité, un élément significatif du développement de notre économie, ainsi que le garant de l’autonomie et du maintien à domicile de nos concitoyens les plus âgés. L'automobiliste est le premier contribuable de France, car il a versé en 2011 environ 60 milliards d'euros au Trésor Public, dont plus de la moitié au titre des carburants, soit plus que l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés »

L’Automobile Club Association, appuyé par ses 700.000 adhérents, tient également à rappeler qu’en 2011, un plein de 50 litres de « hyper-carburant » SP 95 n'a coûté que 32 € pour le produit lui-même, mais que le prix à payer à la pompe a été de 75 € (soit 43 € de taxes).

Dans ce contexte, Didier BOLLECKER réclame une refonte de la fiscalité pesant sur les carburants, en indiquant que « Le coût financier pour accéder à la mobilité individuelle doit rester à un niveau acceptable pour nos concitoyens ».

Dossier complet téléchargeable sur www.automobileclub.org/budget