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10.01 | Pour mieux circuler en hiver

Par Vincent CLEVENOT


L’hiver est là : nuits longues, luminosité et visibilité en baisse, chaussées humides ou enneigées, pièges fréquents et souvent invisibles, comme le verglas. Voici quelques conseils pour mieux affronter ces difficultés.

Équiper son véhicule

Dès le début de l’hiver, la prudence recommande de faire contrôler l’état général de son véhicule (niveau d’eau et d’huile, état des essuie-glaces, pression des pneus…). Il faut également se munir d’accessoires complémentaires tels qu’une raclette, une balayette à neige, une bombe anti-givre, du liquide lave-glace, des gants, des chiffons, une lampe de poche… Pour éviter l’épaisse couche de glace sur le pare-brise et le gel des balais d’essuie-glace, on peut faire confiance à l’accessoire classique : un bon vieux morceau de carton. Il faut naturellement équiper son véhicule de bons pneumatiques. Par une température voisine de 0°C et sur un sol à faible adhérence, les pneus “été”, même neufs, ont des performances très limitées. Il existe plusieurs options :

– pour des difficultés moindres (route peu enneigée, gelées blanches) : des pneus d’hiver lamellisés et thermogommés suffisent.

– pour les routes recouvertes de verglas ou de neige tassée : il est préférable d’utiliser les pneus à crampons, mais attention, ils sont soumis à une réglementation de vitesse pour ne pas endommager le revêtement routier et ne peuvent être utilisés que du samedi précédent le 11 novembre au dernier dimanche de mars de l’année suivante.

– sur les routes enneigées les chaînes s’imposent. Leur montage n’est pas toujours aisé Aussi, il est recommandé de faire un test de montage “à blanc” sur le sol sec du garage plutôt que de le tenter pour la première fois en plein air sur les routes enneigées. Pour gêner le moins possible la circulation, il est préférable de monter les chaînes avant d’être bloqué et non pas une fois que l’on est dans la neige. Pour cela, s’arrêter sur une aire de chaînage ou se garer à l’écart de la chaussée. Les chaînes doivent être retendues après quelques kilomètres. Mais attention, même avec les meilleurs équipements, il est impossible de retrouver la même adhérence que sur route sèche.

Adapter sa conduite

En cas de verglas ou de chutes de neige, l’adhérence avec la chaussée est beaucoup plus réduite. Dans ces conditions, il faut réduire considérablement sa vitesse et opter pour beaucoup de souplesse dans l’utilisation des pédales de frein et d’accélérateur comme dans toute action sur le volant. La brusquerie de l’accélération dépend du rapport de vitesse engagé. Si au démarrage, sur chaussée glissante, on donne, en “première”, un coup d’accélération, la force transmise aux roues motrices est très grande : elles perdent leur adhérence et patinent. En “seconde” pour la même action sur la pédale, la force transmise aux roues sera plus faible et le démarrage facilité. Pour la même raison, en roulant sur chaussée glissante, il faut passer plus vite les rapports supérieurs.

Quant au freinage, il entraîne très facilement le glissement du véhicule, donc un allongement très important de la distance nécessaire pour s’arrêter. De cela aussi il faut tenir compte, en limitant la vitesse et en ralentissant beaucoup plus tôt à l’approche d’une difficulté (virage, intersection) ou d’un obstacle. Afin d’éviter des dérapages incontrôlés, roulez en convoi derrière le chasse-neige en action et dans les traces des véhicules qui vous précèdent.

En cas de brouillard, il faut toujours rouler comme si, à tout instant, on pouvait se trouver en face d’un obstacle. Naturellement, il convient de ne jamais rouler plus vite que la visibilité ne le permet et d’adapter l’intervalle de sécurité. Il ne sert à rien de “coller” le véhicule qui précède sous prétexte de mieux se diriger. En effet, il n’a lui-même pas plus de visibilité et est susceptible de freiner subitement à chaque instant. Lorsque les conditions atmosphériques sont mauvaises, la tension nerveuse et la fatigue visuelle sont plus grandes.

C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à s’arrêter sur une aire de repos pour se détendre ou, s’il le faut, attendre l’amélioration des conditions météorologiques.

Voir et être vu

L’allongement des nuits, le brouillard, les chutes de neige, la boue, sont autant d’obstacles à la visibilité. Il faut d’abord que toutes les vitres soient propres. Cela nécessite des balais d’essuie-glace en parfait état, essuyant bien toute leur surface d’action. De même, le lave-glace doit fonctionner correctement. Il faut penser à prendre un produit détergent et antigel. Mais il faut également éliminer la neige du toit avant de prendre place dans le véhicule pour éviter qu’elle glisse sur le pare-brise en cours de route.

La meilleure façon de désembuer les vitres consiste à mettre le chauffage à ventilation à fond, en conservant les vitres latérales légèrement ouvertes. A ne pas faire par contre : chauffer la voiture à l’arrêt, ce qui est nuisible à la fois au moteur et à l’environnement. Un moyen plus rapide de désembuer les vitres consiste à mettre en route la climatisation. La climatisation a pour effet d’assécher l’air, ce qui évite que l’humidité de la respiration ne vienne se condenser sur les vitres. Essentiel pour que les projecteurs éclairent au mieux : il faut les garder propres.

Quand il bruine, un film de saleté humide se dépose sur les projecteurs et réduit leur portée à environ trente mètres. Il faut donc nettoyer les vitres de phares régulièrement avec un chiffon humide.

Conseils pour les piétons et les 2 roues

Portez des vêtements clairs et utilisez des dispositifs lumineux ou réfléchissants pour être bien vu par les autres usagers de la route. Rappelons également que le port du gilet de sécurité est obligatoire la nuit pour tout conducteur ou passager d’un cycle circulant hors agglomération, et le jour, lorsque la visibilité est insuffisante. Il est également recommandé de ne pas utiliser de deux roues en cas de neige ou de verglas. Les motards qui prennent tout de même la route en hiver doivent vérifier l’état de leur éclairage et de leurs pneumatiques, et porter des vêtements chauds aux couleurs voyantes ou mieux, des vêtements rétro-réfléchissants.

Les conditions météo

Avant de prendre la route, renseignez-vous sur les conditions météorologiques, de trafic et sur l’état des routes. Parmi les sites qui proposent des informations de cette nature, il y a bien entendu celui de bison futé www.bison-fute.gouv.fr qui donne également des informations par téléphone (n° Vert 0 800 100 200, gratuit depuis un poste fixe). En cas de vigilance météo rouge ou si la circulation est bloquée, ne prenez pas la route.




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