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C’est en conduisant qu’on apprend à conduire…
Le principal avantage de la conduite accompagnée est de permettre à un jeune de rouler beaucoup plus ! Avec la conduite accompagnée, il va parcourir plusieurs milliers de kilo - mètres, alors que celui qui choisit la filière classique n’en fera que quelques centaines. Grâce à la conduite accompagnée, le jeune acquiert une véritable expérience de conduite avant le passage pratique de l’examen. Résultat : le taux de réussite à l’examen pour la filière de la conduite accompagnée est de près de 70 % contre 52 % pour la filière classique. Là où le bât blesse, c’est qu’il n’existe aucune statistique officielle tendant à prouver que les jeunes ayant suivi la conduite accompagnée ont moins d’accidents que ceux ayant opté pour la filière classique. Il s’agissait pourtant de l’objectif principal à atteindre lors - que la conduite accompagnée a été créée en 1990. Les quelques rapports existants sur le sujet sont contradictoires. Une étude de l’Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (INRETS) de 2006 tendait à établir qu’un an après l’obtention du per - mis, le risque d’accident était iden - tique quel que soit le type d’apprentissage. Par contre une étude privée de l’Assureur Macif, rendue publique en 2008, rendait des conclusions contraires. Elle estimait qu’avec la conduite accompagnée, le gain de sinistre était d’environ 10% par rapport aux jeunes ayant obtenu leur permis de façon traditionnelle. Une chose est cependant certaine, conduire plusieurs milliers de kilo - mètres en toutes circonstances (de jour comme de nuit, sur autoroute ou routes secondaires, qu’il neige ou qu’il pleuve…) constitue un indéniable plus. Le jeune a vraiment le temps de s’aguerrir.
Les principes de bases
Ils sont les mêmes quelle que soit la formule choisie. Pour pouvoir conduire accompagné il faudra d’abord suivre une formation théorique et la valider par la réussite à l’épreuve du code de la route. Ensuite, il faudra suivre une formation pratique, de 20 heures minimum, dans une école de conduite avec un enseignant. Lors - que la formation est jugée satisfaisante par l’enseignant, le jeune conducteur pourra alors conduire avec son accompagnateur. Les conditions pour être accompagnateur sont les suivantes : être titulaire du permis B depuis au moins 5 ans consécutifs, ne pas avoir été condamné pour certains délits routiers (alcoolémie, délit de fuite…), avoir obtenu l’accord de son assureur, être mentionné dans le contrat signé avec l’école de conduite. Concernant les règles du Code de la route elles doivent être respectées par le jeune conducteur ainsi que par son accompagnateur mais, en plus, il est interdit de conduire en dehors des frontières nationales et il est obligatoire de respecter les limitations de vitesse qui s’appliquent aux conducteurs novices. Outre ces principes de base, des différences existent selon la formule choisie.
L’apprentissage anticipé de la conduite
Pour s’inscrire à l’AAC, il faut : être âgé d’au moins 16 ans, avoir l’accord de ses parents (pour les mineurs), être titulaire de l’Attestation scolaire de sécurité routière (ASSR) de niveau 2 (passée en classe de 3e) ou de l’Attestation de Sécurité Routière (ASR). La conduite avec l’accompagnateur se déroule ensuite sur une durée d’au moins un an et 3000 km minimum. Cette période est ponctuée de 3 rendez-vous pédagogiques obligatoires en auto-école, pour le jeune conducteur et son accompagnateur. La formule de l’AAC per - met de réduire la période probatoire du permis à 2 ans au lieu de 3 et d’obtenir des tarifs préférentiels sur son “assurance jeune conducteur”.
La conduite supervisée
Cette formule a été créée pour les candidats souhaitant acquérir, au-delà des heures de formation en auto-école, une expérience de con - duite avant le passage en examen. Elle s’adresse également à ceux qui ont échoué à l’épreuve du permis de conduire et qui souhaitent acquérir de l’expérience avant de se représenter. Pour s’inscrire à la conduite supervisée, il faut être âgé de 18 ans et plus, et avoir l’accord de l’assureur du véhicule. Cette formule se déroule pendant au moins 3 mois et sur 1000 km minimum. Deux rendez-vous pédagogiques en auto écoles sont également prévus. Contrairement à l’AAC cette formule ne permet pas de réduire la période probatoire du permis et ne conduit pas nécessairement à l’application de tarifs préférentiels par l’assureur.
La conduite encadrée
La conduite encadrée s’adresse aux jeunes préparant les diplômes professionnels menant aux métiers de la route (BEP, CAP de conducteurs routiers) dans les Etablissements de l’Education Nationale). Elle est accessible dès 16 ans. Dans ces filières professionnelles, un élève passe en effet le permis B avant sa majorité. Il obtient le permis B par équivalence de son diplôme. Toutefois, durant cette formation professionnelle, il ne pouvait pratiquer la conduite accompagnée. Avec la conduite encadrée, il peut désormais conduire avec un accompagnateur jusqu’à ses 18 ans. Il garde ainsi la main et perfectionne sa conduite.
Avantages, inconvénients, à vous de choisir la bonne formule !