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 | Actualités | Actualités sécurité routière

01.05 | La ceinture de sécurité nous protège depuis 50 ans

Par Vincent CLEVENOT


Selon la Sécurité Routière, 375 vies pourraient encore être sauvées aujourd’hui en France si tout le monde bouclait sa ceinture: le non-port de celle-ci est le troisième facteur d’accidents (après l’alcool et la vitesse).

Un peu d’histoire

Depuis un demi-siècle, la ceinture de sécurité sauve chaque jour la vie de plusieurs automobilistes. La ceinture la plus courante (à trois points) a été inventée par Nils Bohlin et montée pour la première fois le 13 août 1959 dans une Volvo Amazon en Suède. Le brevet se vendra rapidement à d’autres constructeurs automobiles. Une version précédente avait été pensée par Gustave Désiré Lebeau en 1903, qui avait déposé un brevet sur un système de bretelles protectrices servant à retenir les passagers du véhicule. Il s’agissait de la ceinture à deux points, une sangle qui entourait simplement le bassin. Un dernier système de ceinture en quatre points existe également dans les compétitions automobiles ou bien sur des véhicules spéciaux. Le port de la ceinture est devenu obligatoire hors agglomération en 1973, et a été généralisé à l’ensemble du réseau routier en 1979. Ce n’est qu’en 1990 qu’elle devient obligatoire à l’arrière du véhicule. Si les conducteurs ou passagers à l’avant du véhicule l’ont bien intégré (97 % dans le monde, 90 % pour l’Union Européenne), ce n’est pas le cas des passagers arrière, qui ne sont que 80 % à l’utiliser (seulement 70 % pour l’Union Européenne). D’après l’ETSC (le Conseil européen de la sécurité des transports), cette invention aurait sauvé plus d’un million de vies depuis sa création.
Sur la seule année 2009, 13 000 vies ont été épargnées grâce à la ceinture dans l’Union Européenne, mais 4 300 décès auraient pu être évités si tout le monde l’avait portée.

Inciter au port de la ceinture

En cas de contrôle par les forces de l’ordre, le conducteur et les passagers adultes qui ne portent pas leur ceinture de sécurité s’exposent chacun à une amende forfaitaire de quatrième classe d’un montant de 135 €. Le conducteur non attaché encourt, quant à lui, un retrait de trois points du permis de conduire. Il appartient aussi au conducteur de s’assurer que chacun de ses passagers mineurs est bien retenu par un dispositif adéquat. Si cette règle de sécurité n’est pas respectée, il est passible d’une amende de 135 € pour chaque jeune non attaché ou attaché de façon incorrecte. Il existe heureusement d’autres modes d’incitation. De nouveaux systèmes d’avertisseurs viennent désormais s‘intégrer aux véhicules : en 2009, 80 % des voitures neuves étaient équipées d’un avertisseur automatique de ceinture de sécurité pour le siège conducteur.

Combattre les idées reçues

“La ceinture ne sert à rien pour les petits déplacements.”
Les trois quarts des accidents mortels se produisent dans le département où est immatriculé le véhicule. Un tiers des personnes tuées sur la route le sont en agglomération et en majorité au cours d’un trajet quotidien (domicile/travail/école/loisir).

“La ceinture est dangereuse. Elle peut se bloquer et, en cas d’accident, je risque de ne pas pouvoir sortir de ma voiture.”
En cas d’accident, sous la violence du choc, la ceinture constitue la seule chance de rester conscient pour quitter rapidement le véhicule. En outre, les cas de ceintures bloquées sont rarissimes.

“Ma voiture possède un coussin gonflable (air bag), c’est suffisant, je n’ai pas besoin de mettre ma ceinture.”
Le coussin gonflable est une protection supplémentaire contre les chocs violents. Pour le conducteur, c’est un “plus” qui empêche le contact entre la tête et le volant, lorsque le corps est déjà retenu par la ceinture. Pour le passager, il empêche le contact avec le tableau de bord. Il réduit la gravité globale des accidents d’environ 10 % à condition d’être ceinturé.

“La ceinture, c’est mon problème. Ça ne concerne pas les autres si je n’en mets pas.”
Le port de la ceinture relève aussi du civisme. Outre les drames humains, les accidents de la route coûtent très chers à la collectivité : secours, hospitalisation, rééducation, etc. A titre personnel, il est difficile de concevoir que l’on soit prêt à gâcher sa vie – ou de la perdre – pour un sentiment illusoire de liberté. Quelle liberté pour l’accidenté qui passe plusieurs mois dans un lit d’hôpital ou qui se trouve handicapé à vie ? Sur le plan familial, il s’agit tout simplement de la responsabilité des parents vis-à-vis de leurs enfants.

Les conséquences du non-port de la ceinture


Un risque d’éjection bien réel

Les passagers arrière risquent l’éjection au même titre que les passagers avant : par le pare-brise avant, la lunette arrière et les ouvertures latérales. Ce type d’accident entraîne, dans la très grande majorité des cas, la mort, des blessures nécessitant de lourdes opérations chirurgicales, voire des traumatismes et handicaps à vie.
 “Ne pas s’attacher, c’est prendre le risque d’être éjecté du véhicule ; l’éjection étant la 1re cause de mortalité ou de blessures graves, absolument irréversibles, que nous observons sur le terrain, parmi les accidentés de la route.” Lieutenant Nicolas Nioche, gendarmerie de Saint-Arnoult.

Un siège ou un pare-brise qui se transforme en mur
Au risque d’éjection, s’ajoute la projection contre le pare-brise ou le siège avant. Dans un choc à 50 km/h, il devient alors un véritable mur de béton sur lequel le passager avant ou arrière non ceinturé vient s’écraser.
“[ …] Le deuxième cas d’accidentologie le plus souvent observé en milieu hospitalier, est celui où la personne non ceinturée est venue heurter le pare-brise ou le siège avant avec une force implacable. Les lésions sont alors crâniennes, rachidiennes avec risque de rester tétraplégique, ou liées aux organes (qui implosent).” Docteur Philippe Denormandie, praticien hospitalier à l’hôpital de Garches.

Un corps qui devient un projectile

Les muscles des bras ne peuvent guère résister à une force de plus de 25 kg. Or, en cas de choc contre un mur à 50 km/h, c’est une force de plus de 2 t qu’ils devraient développer pour retenir un corps de 75 kg. En revanche, la ceinture est conçue pour résister à une force de 2,5 à 3 t. Non ceinturé un corps devient un véritable projectile impossible à retenir.
“Lors d’un accident, 80 % des lésions des passagers avant sont majorées du fait qu’une personne à l’arrière n’était pas ceinturée, que ce soit un adulte ou un enfant. D’ailleurs plus on est lourd, plus le risque de tuer les personnes à l’avant est important.” Monsieur Jean-Yves Basseti, Fédération Nationale des sapeurs-pompiers.




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