PRIORITÉ À LA MOBILITÉ

Essai

Nos partenaires

Autogrill

Euromaster

Show your card !

UCPA

Voir tous nos partenaires

 | Actualités | Actualités sécurité routière

10.02 | Enquête : les Français et les nouveaux équipements en matière de sécurité routière

Par Vincent CLEVENOT


Depuis quelques années, les constructeurs automobiles innovent en intégrant de nouveaux systèmes de sécurité accompagnant le conducteur tout au long de sa conduite (aide au stationnement, régulateurs et limiteurs de vitesse, systèmes anticollision…).
Mais les Français sont-ils vraiment favorables au développement de ce type de dispositifs ?


Des dispositifs globalement soutenus par les Français

Les Français semblent, avant, tout privilégier les systèmes accompagnant la conduite et leur permettant de mieux contrôler leur environnement quand ils sont au volant ainsi que les systèmes prenant en compte les éléments extérieurs susceptibles de perturber leur conduite.

Ainsi, 96 % d’entre eux sont favorables à la mise en place d’un détecteur de somnolence qui sonnerait lorsque le conducteur s’assoupit. Ils sont également 95 % à être favorables à l’installation en série de détecteurs d’angles morts dans tous les véhicules. En troisième lieu, la généralisation du bip automatique signalant qu’un des passagers n’a pas attaché sa ceinture, système déjà présent dans de nombreux véhicules, est souhaitée par 82 % des Français.
Ces trois dispositifs ont comme point commun de ne pas contraindre directement le conducteur et sa conduite, mais bien de lui signaler un danger ou un élément anormal.

Viennent ensuite des dispositifs pour lesquels une majorité de Français est toujours favorable à leur installation en série dans les voitures commercialisées en France, même si moins d’un tiers y est très favorable contrairement aux dispositifs précédents. 71 % des Français sont favorables à un dispositif obligeant à respecter les distances de sécurité (et ralentissant la voiture en cas de non-respect de ces distances) et 62 % à l’installation d’un limiteur de vitesse tenant compte des intempéries et donc limitant la vitesse autorisée en fonction de la neige, de la pluie ou du brouillard par exemple.

Le dispositif empêchant de passer et de recevoir des appels téléphoniques au volant et le bip automatique sonnant de manière continue dès que la voiture dépasse la vitesse de 130 km/h recueillent l’avis favorable de 59 % des Français. Ils sont un peu moins nombreux à soutenir le dispositif visant à bloquer la vitesse des véhicules à 130 km/h maximum (51 %).

Par contre, la majorité se trouve opposée à deux dispositifs jugés trop contraignants et intrusifs à savoir :
• l’installation d’équipements incitant le conducteur à s’arrêter toutes les deux heures pour faire une pause (54 % y sont défavorables) ;
• l’installation d’un disque dans le véhicule permettant l’enregistrement de toutes les données ayant trait à la conduite (vitesse, temps de pause…) avec 68 % d’opinions favorables.


 

En y regardant de plus près

Dans le détail, les personnes de 50 ans et plus sont davantage favorables à l’installation en série de ces différents équipements dans les véhicules.
On le sait, l’accidentologie montre que les « seniors » sont moins représentés parmi les décès et blessés sur la route : les 55 ans et plus ne représentent que 16 % des personnes tuées et 14 % des personnes blessées dans les accidents de la route en France en 2010, contre respectivement 23 % et 28 % des personnes âgées de 35-54 ans et 18 % et 21 % des 25-34 ans.

On peut émettre l’hypothèse que, plus expérimentés et plus prudents au volant, les « seniors » voient davantage dans ces différents équipements non pas une contrainte mais plutôt une aide pour le respect des règles de sécurité routière ou pour pallier d’éventuelles baisses de vigilance liées à l’âge. On pense alors au détecteur d’angles morts plébiscité par 98 % des 65 ans et plus.
A l’inverse, les jeunes sont moins favorables à l’installation de ces dispositifs. L’explication résiderait dans le fait qu’ils ne souhaitent pas que des systèmes viennent entraver leur conduite et leur libre arbitre.

C’est pourquoi, à titre d’exemple, 52 % des 18-24 ans seulement sont favorables à l’installation d’un dispositif obligeant à respecter les distances de sécurité contre 76 % pour les 65 ans et plus. Pourtant les jeunes sont une catégorie à risque : représentant 9 % seulement de la population, les 18-24 ans constituent 21 % des tués chaque année en voiture et 22 % des personnes blessées.

La fréquence de conduite a aussi fortement orienté l’opinion des personnes interrogées quant à l’installation de ces dispositifs. La distinction majeure s’opère entre les conducteurs prenant le volant tous les jours ou presque et ceux le prenant deux ou trois fois par semaine. En effet, les conducteurs les plus réguliers sont moins favorables aux dispositifs limitant la
vitesse, à ceux empêchant les appels téléphoniques et ceux imposant le conducteur à faire des pauses ou enregistrant les données relatives à la conduite. Cette tendance s’expliquerait surtout par le fait que les conducteurs plus réguliers utilisent principalement leur voiture dans le cadre de leur travail ou pour se rendre sur leur lieu de travail. Les conducteurs occasionnels, de leur côté, utilisent davantage leur voiture dans le cadre de leurs loisirs ou de sorties et subissent moins la notion de “stress” au volant et la crainte de la perte de points sur leur permis de conduire. Ils retiennent par conséquent davantage l’aspect “sécurité” de ces équipements plutôt que leur aspect contraignant.

Un dispositif plébiscité : les éthylotests antidémarrage

Neuf Français sur dix se déclarent favorables à l’intégration d’éthylotests dans les voitures bloquant le démarrage si le taux d’alcoolémie du conducteur est trop élevé (dont 63 % très favorables). L’alcool étant une des causes principales des accidents de la route, les Français semblent donc sensibles à ce dispositif qui contribue à diminuer les accidents de la route.
De même, 68 % des personnes interrogées se déclarent favorables à l’impossibilité de démarrer la voiture si les ceintures de sécurité des passagers ne sont pas attachées.
Les trois autres dispositifs, concernant davantage l’état du véhicule que ses passagers sont moins soutenus par les Français, puisqu’ils sont moins d’un sur quatre à y être tout à fait favorable.



Plus de sécurité mais pas à n’importe quel prix

Dans un contexte de crise économique marqué d’anticipations peu réjouissantes et de pouvoir d’achat perçu comme étant relativement faible, si 71 % des Français soutiennent l’installation de tels équipements dans les véhicules, 70 % indiquent ne pas être prêts à payer plus pour une voiture disposant de ces équipements.

Les « séniors » (65 ans et plus), qui sont globalement plus favorables aux dispositifs présentés, sont également ceux qui, assez logiquement, seraient prêts à payer plus pour disposer de ces équipements dans leur voiture.

Gageons que les constructeurs automobiles et les instances en charge des questions de sécurité routière ne manqueront pas de s’inspirer de ce sondage particulièrement riche en enseignements.

Source : Sondage Harris Interactive pour Volvo. Enquête réalisée en ligne les 5 et 6 octobre 2011. Echantillon de 1 000 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
Crédit photos : © VolvoCar Corporation




    Partager

Voir toutes les actualités




© Automobile Club Association 2012 - 5 avenue de la Paix - BP 10164 - 67004 Strasbourg Cedex
 Plan du site - Qui sommes-nous ? - Contact - Mentions légales -webdesign : vegas-deluxe.com